Guide · 1er octobre 2026

Rentabilité d’un dossier client : la méthode en trois chiffres

Un dossier peut consommer exactement les heures prévues et quand même perdre de l’argent, si la production n’avance pas pendant ce temps. À l’inverse, un dossier qui dépasse son budget peut être parfaitement sain. La différence se voit dans trois chiffres lus ensemble, pas un par un.

Les trois chiffres à lire ensemble

Les heures vendues. Ce que la lettre de mission ou la convention d’honoraires engage : un forfait de 120 h, une fraction de temps par mois, un budget d’heures par intervenant. C’est le chiffre qui vous engage vis-à-vis du client.

Les heures passées. Ce que vos collaborateurs ont réellement saisi sur la mission depuis le début de l’exercice. Ce chiffre ne veut rien dire seul : 80 h passées sur 120 h vendues peut être un dossier en avance comme un dossier à moitié bloqué.

L’avancement réel de la production. La part des écritures réellement traitées dans votre outil de production, et le statut de l’exercice. C’est le chiffre qui manque le plus souvent : il vit dans l’outil de production, pas dans la gestion interne.

Le croisement des trois donne une question simple : au point où en est la production, combien d’heures le dossier devrait-il avoir consommées, et combien en a-t-il consommées ? L’écart entre les deux est ce qui dit si le dossier est rentable, avant la clôture et pas après.

Un exemple, chiffré

Prenons un cas fictif, pour poser la méthode. Un dossier d’expertise comptable en convention annuelle : 120 h vendues sur l’exercice. Fin octobre, les temps saisis totalisent 96 h — 80 % du budget consommé. La gestion interne affiche donc un dossier « sous contrôle ».

Vendu (exercice)
120,0 h
Passé au 31/10
96,0 h
Avancement production
41 %
Heures attendues à 41 %
49,2 h
Écart
+46,8 h

Exemple fictif, pour illustrer la méthode. À 41 % des écritures traitées, un dossier « normal » aurait consommé environ 49 h : celui-ci en a consommé 96 h sans avancer deux fois plus vite.

C’est exactement ce qu’un suivi des temps seul ne montre jamais : le dossier mange des heures sans que la production bouge au même rythme. Vu en octobre, cet écart se corrige — recadrer le temps passé sur le dossier, répartir autrement, renégocier la convention. Vu à la clôture, il n’y a plus rien à corriger, seulement une marge absente à constater.

Une habitude hebdomadaire plutôt qu’un projet

La méthode tient dans un rendez-vous : chaque lundi, recalculer l’écart pour chaque dossier de l’exercice en cours, et décider d’une action par dossier en écart. Cinq minutes par dossier, à condition que les trois chiffres soient réunis au même endroit — c’est leur rassemblement qui coûte cher aujourd’hui, pas le calcul.

Un tableur peut suffire si vous tenez à jour, à la main, l’avancement de chaque dossier en lisant vos écrans de production. À partir d’une dizaine de dossiers, cette mise à jour manuelle finit par être faite en retard, ou pas faite — et le tableau ment à nouveau.

Ce que fait PennyRpi, sans détour

PennyRpi fait ce rassemblement : il lit l’avancement réel de chaque dossier dans votre Pennylane et le place, sur une même ligne, à côté des heures vendues et des heures passées — pour les missions d’expertise comptable comme pour les mandats CAC. Le point du lundi vous attend, déjà calculé.

L’abonnement se prend depuis la page d’accueil, par cabinet, selon le nombre de dossiers synchronisés : 79 € HT par mois jusqu’à 100 dossiers, 149 € HT jusqu’à 300, 299 € HT au-delà. Voir l’offre complète.

PennyRpi est construite et pilotée de bout en bout par des agents IA sur NanoCorp, et n’est ni développée, ni approuvée, ni certifiée par Pennylane.